Un montage documentaire

Comment la vie a changé en 50 ans à la campagne

Mark Lewis
 
 

Montage documentaire

Ce montage dure 58 minutes tiré de 22 heures d'enregistrements capturées sur 2 ans et a été projeté dans 3 salles de la région, à Josselin à Locminé et a Grand Champ.

Le protagonist principal, Jean Guillemet à l'age de 76 ans raconte ses sentiments sur les changements dans la société depuis le remembrement, le départ des gens en ville, que les commerces et écoles autrefois existant à la campagne n'existent plus, que la vie était plus simple mais plus dur.

Jean nous livre sa vision de la relation à l'autre autrefois plus simple, plus directe, peut être plus humain et nous appelle à réfléchir sur son diction si on veut on peut.

L'histoire d'un personnage

les choses simples de la vie

Sans scénario, nous avons suivi Jean sur 2 ans à travers sa campagne, 2 fêtes dans sa cabane faite main, une visite d'un menhir avec présent 4 générations dont la plus âgée une dame de 96 ans et sa construction d'un puits traditionnel sur son terrain, symbole de la simplicité de la vie autrefois.

Néanmoins il nous ouvre sur une campagne rude ou on allait à l'école à pied à travers 3 km de champs, on habitait dans des maisons plutôt isolées, on lavait son linge au lavoir et on allait chercher son pain cuit dans un four communale au village.

Il nous demande si la vie est meilleur aujourd'hui ou on dépends des réseaux d’électricité et d'eau. "On n'avait pas d'argent mais on en avait pas besoin" il dit car si on avait pas grand chose, on avait pas non plus tout les désirs à qui on es confronté aujourd'hui.

Jean ne propose pas nécessairement un retour en arrière mais il pose des questions sur la logique de certaines de nos pratiques. La surproduction l'a fait réagir "si on avait trop on mettait du gasoil et on brûlait tout." De quoi se poser des questions dans un monde où certains manquent encore.

Ses amis témoignent de sa force physique où, ancien champion de cyclisme il courait et gagnait avec un vieux vélo sans sophistication, il est même allé en Allemagne et en Hongrie en vélo. Suite à un accident grave ou sa voiture est tombée sur lui il est revenue à la santé malgré tout.

Un personnage dans la force de la vie, ses amis et connaissances de randonné témoignent leur amitié et admiration pour un homme qui nous convainc du pouvoir de la volonté. Il nous dit "si on veut, on peut". 

Jean avait le désir de transmettre son message à une nouvelle generation. Il reconnais les avancés en qualité de vie, tout en rappelant qu'il n'a pas toujours été ainsi, que certains ont fait avec peu, mais malgré les difficultés trouvaient joie et bonheur dans les choses simples, à commencer par le rire et le partage humain.

Un projet de montage

construction de thèmeS

Pour nous ce projet represent un veritable défi car en l'absence de budget, nous avons filmé sur des cameras de toutes sortes, allant de 2 iPhones et 2 cameras DV.

Le montage était un vrai défi car nous avons enregistré 22 heures de film sans scénario, dans divers lieux. Mais on a pas pu y échapper à l’écriture. Pour faire des choix de montage, et construire un fil conducteur nous avons du en déduire les thématiques à posteriori.

Mais sans budget, un tel travail devient une passion, reflet du dicton de Jean lui même "si on veut on peut". Néanmoins, avec le recul sur un tel projet on voit bien comment le manque de moyens qualifie le produit final. On aurait envie de le refaire avec des grosses caméras de qualité, une prise de son d'enfer. Mais même si le produit technique était meilleur, on es appelé à réfléchir sur les thèmes que nous évoque Jean, la qualité de vie, les valeurs fondamentales.

Pour moi ce sont autant de chantiers de réflexion potentiels. On se méfie de romancier cette vie d'autrefois rude et absent de confort mais en échange on es appelé à valider le présent, à analyser notre société, les valeurs humaines et à trier entre l'important et l'inutile.

Au final il est difficile de résumer les thèmes qu'il nous expose Jean. La société, l’écologie, la force de la vie sont autant traité que l'amitié, la simplicité, le passage du temps, la consommation, l'industrialisation, le progrès. Mais il nous reste une gout de regret je pense que ses communautés ont éclatées, même si l'on cherchait de meilleurs conditions de vie.

Ce film nous parle également de la Bretagne, des évolutions qui ont touché le grand ouest tardivement alors que les grandes villes connaissaient déjà depuis longtemps des avancés technologiques.

Et peut être ça nous ouvre sur une réflexion sur l'avenir. Comment vont évoluer les choses dans les prochaines 50 ans? Où allons nous et de quel manière est ce que nos valeurs vont encore évoluer. Vers un renouveau du contact humain ou vers un isolement de l'individu? Des questions pour nous, nos dirigeants et nos enseignants; quels valeurs promouvoir et quelles resources mettre à quel endroit.